Au Nouveau Front populaire, le choix épineux d’un premier ministre

Au Nouveau Front populaire, le choix épineux d’un premier ministre

Qui deviendrait premier ministre, si la gauche arrivait en tête des élections législatives ? En négociant dans l’urgence les contours du Nouveau Front populaire (NFP), les partis de gauche, qui avaient fait de Jean-Luc Mélenchon l’étendard de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) en 2022, ont décidé de remettre à plus tard cette épineuse question. Las, l’interrogation revient de manière récurrente et chaque jour qui passe apporte son lot d’ambitieux.

Lire aussi | En direct, législatives 2024 : Emmanuel Macron estime que le Nouveau Front populaire propose « un programme totalement immigrationniste »

Ajouter à vos sélections

« Il y a Valérie [Rabault, ex-députée du Tarn-et-Garonne], Carole [Delga, la présidente d’Occitanie], moi, Boris [Vallaud, ancien président du groupe PS] », égrène le maire socialiste de Rouen, Nicolas-Mayer Rossignol, qui en profite pour s’inscrire dans la liste des prétendants. Avant lui, le député sortant de la Somme François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon, ou encore le chef de file du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, s’étaient dit prêts à endosser l’habit de premier ministre.

Mais comment choisir l’hôte de Matignon ? Mardi 18 juin, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, et le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, se sont écharpés par médias interposés. « Il y aura un vote car je ne connais pas d’autre façon d’arbitrer », a dit pour la première fois le chef de file du parti à la rose sur BFM-TV. Et d’ajouter : « Je ne peux pas imposer un premier ministre socialiste. Personne ne peut imposer un premier ministre “insoumis” ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La France insoumise continue de compliquer la tâche du Nouveau Front populaire

Ajouter à vos sélections

Toujours sur BFM-TV, le premier lieutenant de Jean-Luc Mélenchon lui a répondu quelques heures plus tard. A son sens, il revient au groupe « ayant le plus grand nombre de députés » de faire « une proposition de candidat au poste de premier ministre ». Autrement dit, à LFI, qui avait 75 des quelque 150 députés de gauche avant la dissolution.

« Cette fois, LFI est minoritaire »

« Olivier Faure lui-même a proposé cette formule que je partage », a ajouté M. Bompard, qui tient à garder cette prérogative qui s’imposait en 2022. « Plutôt que d’inventer une nouvelle primaire et de renier ta propre parole, concentre-toi pour faire gagner le Nouveau Front populaire », a, de son côté, lancé sur X à Olivier Faure l’ancien député LFI du Val-d’Oise Paul Vannier. « Les gens votent Front Populaire, pas LFI, qui n’a pas la majorité absolue dans la coalition », conteste Luc Broussy, un proche de M. Faure.

Car, si Jean-Luc Mélenchon a promis qu’il ne chercherait pas à s’imposer, des fidèles continuent de pousser sa candidature. A l’image d’Antoine Léaument, député « insoumis » sortant de l’Essonne. « La signature de Jean-Luc Mélenchon au bas d’un document programmatique, c’est une signature qui vaut quelque chose », a-t-il exprimé sur Franceinfo.

Il vous reste 48.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source link : https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/19/au-nouveau-front-populaire-le-choix-epineux-d-un-premier-ministre_6241223_823448.html

Author :

Publish date : 2024-06-19 03:30:14

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Quitter la version mobile